Spider-Man: Far From Home

Les surdoués en vacances

Kezako ?

L’araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contre coeur d’aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures, qui ravagent le continent !

La critique d’Eugénie – 8/10

Conclusion de la phase 3, ce Spider-Man pourrait être le plus clivant de la franchise, en séduisant les fans des comics mais délaissant un public plus large en abordant les aspects les plus complexes de l’univers super-héroïque #multiverse.

Commençons sans spoiler : Far From Home reste dans la veine du « teenage movie », version film de vacances, et embarque la classe de Peter Parker pour un voyage à travers une Europe fantasmée, mais passons…. Après deux derniers Avengers très lourd émotionnellement, ce souffle de fraîcheur est plus que bienvenu. Toujours très respectueux de l’esprit des premiers comics, le film aborde avec intelligence l’évolution de son héros, partagé entre les affres de l’adolescence et les responsabilités que lui imposent ses pouvoirs, venant inévitablement perturber sa vie et ses relations. Tom Holland s’impose une fois encore comme la meilleure interprétation de l’équation Peter Parker = Spider-Man (RIP Tobey Maguire). Bon j’avoue je suis un peu de parti pris, j’adore cet acteur surtout depuis sa performance au Lip Sync Battle… Mais il n’empêche que l’humour, la maladresse et le côté « galérien » du personnage sont parfaitement retranscrits. L’alchimie avec Zendaya (MJ) fonctionne elle aussi à merveille et montre qu’il est possible de réécrire intelligemment des personnages connus de tous.

Si le long métrage est bien évidemment plus léger que les précédents opus du MCU, les conséquences d’Endgame se font encore cruellement sentir. La mémoire de Tony Stark/Iron Man plane sur le destin de Peter, articulant le scénario autour des notions de transmission et de confiance dans un très beau parallèle avec l’histoire de l’oncle Ben. Dommage néanmoins que les répercussions du claquement de doigt (le blip) n’aient pas été un peu plus étoffées, malgré une très bonne (et drôle) introduction.
Autre point négatif, on dénote plusieurs vannes qui tombent à plat et des scènes d’action présentes dans les bandes-annonces coupées du montage final…

Mais il est temps d’aborder le fond du sujet (et des spoliers) : Mysterio !
Pas de grande surprise sur l’identité du méchant pour les fans des comics et des séries animés, ceux-ci auront d’ailleurs sans doute eu un petit orgasme lors de la scène de manipulation de la réalité, blindée d’easter egg et rendant enfin le mérite dû au super-vilain au bocal ! Cette version de Mysterio est à l’image du Vautour du premier volet, on garde l’essence et les motivations du personnage pour les transposer simplement dans une autre réalité. Alors on lui pardonne le sempiternel monologue de l’antagoniste qui explique son plan machiavélique, après tout, Mysterio n’est un méchant qui donne dans la subtilité.

Spider-Man: Far From Home s’achève sur deux excellentes scènes post générique, qui révèlent à la fois deux très bons twists et un énorme clin d’œil aux fans de la saga de Sam Raimi : le retour de J.K. Simmons en J. Jonah Jameson.

 


Réalisé par Jon Watts
Avec Tom Holland, Zendaya, Jack Gyllenhaal, Samuel L. Jackson…
USA – Action, Aventure
Sortie en salle : 3 juillet 2019
Durée : 2h 10min 

« Le retour de Silver » dans la ville qui ne dort jamais – DLC Spider-Man

En brève : Gaming

Suite et fin du pack « La ville qui ne dort jamais ». Il est temps de clôturer cet épisode gaming dédié à Spider-Man avec le dernier chapitre du DLC : « le retour de Silver » !
Hammerhead s’est offert une petite mise à jour bionique (qui chatouille notre conception de la crédibilité) et un nouvel équipement pour ses hommes, « emprunté » à Sable Internationale. Premier constat, la réévaluation de la difficulté n’est plus qu’une impression ! Les ennemis sont plus costauds et l’IA moins permissive pour renouveler la sensation de challenge. Du reste, si les mécaniques de combat ne changent pas, on notera quelques petites variantes bienvenues dans les crimes et les repaires de gangs. Mais malgré ces améliorations, la redondance est inévitable et nous fait prendre conscience que nous arrivons au bout des possibilités du jeu. Les activités annexes, débloquées tardivement, deviennent pénibles et les défis de Screwball appellent à la digitale detox – il est vraiment temps de l’enfermer celle-là ! On regrette également le choix du boss final et que la séquence de jeu avec Peter Parker n’ait pas été plus exploité.

Le point fort de ce DLC réside une fois de plus dans son scénario qui propose de bons développements à ses personnages féminins. Silver revient en ville nous « aider » à mettre un peu d’ordre dans cette pagaille, livrant au passage certaines des interactions les plus drôles du jeu. Quant à Yuri, elle emprunte une voie plus sombre qui, bien que nous laissant sur notre faim, promet des pistes intéressantes pour la suite (nul doute qu’il y aura une). Dommage que ces différentes histoires n’aient pas été traité comme une seule et même trame scénaristique.

Au final , »Le retour de Silver » est une bonne conclusion avec une durée de vie un peu plus longue que pour les précédents chapitres. Et même si on aurait préféré un seul gros DLC, « Spider-Man » n’aura pas démérité dans ses dernières heures, offrant même aux fans un ultime cadeau : LE costume emblématique des films de Sam Raimi !

une brève d’Eugénie

 

 


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Jeu sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018 – DLC « La Casse » sorti le 23 octobre 2018 – DLC « La Guerre des Gangs » sorti le 20 novembre 2018 – DLC « Le retour de Silver » sorti le 21 décembre 2018

Hammerhead mène « La Guerre des Gangs » – DLC Spider-Man

En brève : Gaming

Hey les gamers ! La seconde extension du jeu Spider-Man sur PS4 est sortie !
Black Cat est out, Hammerhead lance l’offensive contre la Maggia de New York, Yuri perd ses repères, et les méchants creusent des tunnels sous la ville… Ça va barder ! D’ailleurs, forcé de constater que la mafia a pris la confiance et se laisse moins facilement malmener. Plus vigilants en infiltration, plus agressifs en combat, l’augmentation du niveau des ennemis a le mérite de renouveler la sensation de défi et de rallonger un peu la durée de vie du DLC, égale à celui de « La Casse » (3h pour le 100%). Un upgrade qui peut se payer cher sur le boss final si on est trop sûr de soi. Dommage que les nouvelles tenues ne débloquent toujours pas de compétences ou gadgets pour mixer un peu les plaisirs… Graphiquement, le jeu est toujours aussi beau et offre même quelques nouvelles cinématiques absolument dantesques. Par contre, est-ce que c’est moi où les podcasts de Jameson sont de moins en moins audibles ? – Nan mais c’est une vraie question là !
Mais si « La Guerre des Gangs » se veut plus difficile, son récit lui est plus prévisible et la fin télescopée en devient irritante. La quête principale semble s’être encore raccourcie et souffre d’un rythme maladroit, cassant le suspens et les bonnes idées de développement de personnages.
Bref… il faudra désormais attendre le retour de Silver Sable dans le troisième et dernier DLC prévu pour courant décembre (surement autour du 20) pour clôturer ce chapitre des aventures de l’Araignée. Le rendez-vous est pris !

une brève d’Eugénie


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Jeu sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018 – DLC « La Casse » sorti le 23 octobre 2018 – DLC « La Guerre des Gangs » sorti le 20 novembre 2018

« La Casse » de Black Cat dans le 1er DLC de Spider-Man

En brève : Gaming

Oyez oyez bonnes gens, je suis fière d’inaugurer le nouveau format des brèves avec pour l’occasion un invité de marque : SPIDER-MAAAAAN ! – oui je me chauffe toute seule, et alors ?!

Le très bon jeu de ce début d’année – la critique ici – s’offre un DLC scénarisé de trois missions dont la première, intitulée « La Casse » (The Heist) est sortie ce 23 novembre. On ne va pas se mentir, on replonge avec avidité dans l’aventure PS4 du Tisseur, d’autant plus que l’extension répond à la plus grosse frustration du jeu principal : Black Cat is back ! Le personnage tant et tant teasé (maudites poupées) est enfin là et elle envoie du lourd ! Anti-héroïne féline, Felicia Hardy n’échappe pas à la comparaison avec sa rivale (et modèle) de DC, Catwoman, mais s’en sort avec les honneurs grâce à son ton plus fun et moderne. L’alchimie entre les deux personnages fonctionne à merveille (mieux qu’avec Mary Jane) et l’histoire nous accroche vite, espiègle et tendue, tout comme un chat jouant avec nos nerfs pour finir par… nous mettre un gros vent (sale bête) ! La fin abrupte et un poil expéditive ne satisfera pas tout le monde, d’autant plus que le jeu est un peu court, 3h pour le 100%.
Côté mission, rien de nouveau à New-York, crimes, défis et bases sont dupliqués pour donner l’illusion de densité quand les nouveaux costumes ne servent qu’à faire joli, n’ayant pas de pouvoir associé. On notera quand même l’ajout d’un nouveau type d’ennemi, plus dur à cuire, et un effort sur l’I.A, moins à l’ouest.
En bref… on poursuit l’expérience plus pour le plaisir que pour le challenge, en attendant que les deux autres extensions du pack « La ville qui ne dort jamais » ne viennent conclure cet épisode de Spider-Man… À vos manettes ! Prêt ? Tissez !

une brève d’Eugénie


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Jeu sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018 – DLC « La Casse » sorti le 23 novembre 2018

Venom

Anti-Venom

Réalisé par Ruben Fleischer
Avec Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed…
USA – Action, Science-fiction
Sortie en salle : 10 octobre 2018
Durée : 1h 15min

Kezako ?

Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom.

La critique d’Eugénie – 2/5

Bien qu’ayant accepté de « prêter » Spider-Man au MCU le temps de quelques films, Sony n’a pas laissé tomber l’idée de créer son propre univers en y réintégrant le héros plus tard. Lorsque le projet « Venom » fut annoncé en tête de file d’une potentielle nouvelle saga, les fans se sont tous posés la même question : peut-on faire un Venom sans Spider-Man ? Bah… faut croire que non !

Même Tom Hardy n’a pas pu sauver ce « Suicide Squad » sauce Marvel.
La première moitié faisait pourtant presque illusion, sans grand génie mais suffisamment rythmée pour nous empêcher de voir la catastrophe venir. Puis le film déraille, devenant aussi schizophrène que son personnage principal, sans réussir à trouver une cohérence de ton, de genre ou même de scénario.
On reste donc sur du classique : un « héros » affronte des méchants très méchants avec des ambitions de méchants cachées sous du bullshit scientifique tellement bidon que le film ne respecte pas ses propres règles. Voir Riz Ahmed passer des « Frères Sisters » à ça… aïe ! Le look du symbiote assure la partie spectacle mais finit par se fondre en infâme bouillie numérique dans l’affrontement final. Quant à Michelle Williams, même elle ne sait pas ce qu’elle fout là.

Mon premier est un cube avec des points, mon second est un reflux gastrique, mon tout est le film « Venom » de Sony : DÉ-BILE ! Mais à ce niveau-là, mieux vaut en rire…
D’ailleurs on n’a pas vraiment le choix face à la bêtise lourdingue de certains dialogues.
Mais c’est peut-être là que réside le salut du long métrage… La relation Venom/Brock prend des airs de buddy movie comique, réussissant à nous faire rire, même par dépit.

En tant que film indépendant, « Venom » pourrait passer pour une version dark de « The Mask ». Mais pour toute personne connaissant le personnage, on se rapproche plus du Deadpool de « X-Men Origins : Wolverine » (ou de Green Lantern) ! Comme quoi, Sam Raimi mérite peut-être des excuses…

Spider-Man

The Amazing Spider-Man

Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018

Kezako ?

Spider-Man combat le crime à New York depuis huit ans pendant que Peter Parker jongle entre son travail avec le docteur Otto Octavius et le bénévolat au F.E.A.S.T. une fondation d’aide aux sans-abri créée par Martin Li. Après des années à échouer à le faire traduire en justice, il parvient à arrêter Wilson Fisk – dit Le Caïd. Mais la déchéance de son ennemi laisse la place libre à un nouveau gang, les Démons…

La critique d’Eugénie – 3,5/5
♥ Coup de cœur

En collaboration avec Marvel, Sony pose une nouvelle pièce à l’univers du Tisseur, un succès tant commercial que critique. Dans ce nouveau jeu, en exclusivité PS4, nous incarnons un Spider-Man plus âgé (23 ans), maitrisant pleinement ses pouvoirs… et pour parler simplement : c’est un gros kif !
Alors oui, l’inspiration de la saga « Arkham » (Batman) se fait clairement sentir tout comme certaines missions annexes qui louchent sur celles d’Assassins’s Creed ou de Watch Dogs (deux franchises d’Ubisoft), mais le jeu a su saisir la quintessence même du personnage de Spider-Man/Peter Parker, tant dans son scénario que dans son gameplay.

Jamais se balader dans Manhattan n’aura été aussi grisant. Rapide, fluide et crédible, le système de balancement est jouissif, sensoriel et libérateur, comme si nous incarnions véritablement le héros, et le reste même après des heures de jeu.
Il en est de même pour les combats. Les nombreuses combinaisons de coups alliées aux différents gadgets permettent vraiment de personnaliser son expérience, optimisée par l’environnement qui laisse toujours le choix entre l’infiltration et la charge frontale. Le level design pousse à débloquer des missions secondaires et si nous sommes parfois tentés de râler face à une I.A complètement à côté de ses pompes, quelques dérouillées suffisent à en faire passer l’envie. D’ailleurs en parlant de bastons, comment ne pas mentionner la superbe mise en scène des combats ! Portant clairement la griffe des chorégraphies du MCU (Marvel Cinematic Universe), ce Spider-Man livre peut-être ici ses plus belles scènes d’action à l’écran !
Et si d’aventure la lutte contre le crime vous lasse, vous pouvez toujours avancer vos recherches pour le Dr. Octavius (puzzles), effectuer des missions pour préserver l’environnement, photographier tout New-York (Spider-Hipster) ou encore partir sur les traces de Black Cat… Bref, être « la petite araignée sympa du quartier » !

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La beauté du jeu ne s’arrête pas à ses impressionnantes cinématiques. Insomniac Games a réalisé un gros travail d’animation, tant sur les personnages que sur la ville, la lumière et les textures. New York s’éveille à notre passage pour une expérience immersive, renforcée par un excellent sound design et une bande originale épique, évoquant tout à tour le thème de Danny Elfman (la saga de Sam Raimi), celui des Avengers ou des airs de John Williams (Star Wars).

Jusqu’ici on pourrait se croire en présence du jeu de l’année. Et pourtant…
« Spider-Man » est certes un bon jeu mais il faut être honnête, il n’a rien d’une révolution. Outre quelques bugs et des écrans de chargement un peu long, le dédoublement répétitif des activités annexes sent le remplissage. Le cahier des charges imposait visiblement un RPG en open-world, mais pour être « open », le « world » n’en reste pas moins très petit (on ne sort jamais de Manhattan) quand beaucoup des fonctionnalités de l’équipement sont inutiles, à l’instar de certaines compétences de l’arbre. Dommage que le jeu n’ait pas assumé un genre hybride en se concentrant davantage sur les quêtes scénarisées… Car si « Spider-Man » n’est pas le meilleur en tant que « jeu », il est assurément excellent en tant qu’adaptation des aventures de l’Araignée !

Le scénario principal fait partie des grandes forces du jeu, proposant une narration différente à une histoire connue et de nouvelles origin stories tout en conservant l’essence du super-héros. Le « casting » est excellent, supportés par une très bonne version française dont un Donald Reignoux (déjà derrière Andrew Garfield dans « the Amazing Spider-Man » 1 et 2) en grande forme. Le dernier acte se permet même une grosse entorse aux comics, bel exemple de culot scénaristiquement payant ! Seul le personnage de Mary Jane semble en décalage, tant esthétiquement – car trop enfantine (même dans la voix) avec une coiffure de Sims – que dans la réécriture façon Lois Lane un peu forcée.

Le jeu tire son succès d’une bonne moyenne entre la qualité de son gameplay et son scénario, même si les fans de Spider-Man (dont je suis) seront définitivement plus hypés que les gamers pro. En témoigne la quantité d’easter eggs, de la tour des Avengers à l’ambassade du Wakanda en passant par le Sanctum sanctorum et les nombreux sacs à dos à collecter. Et pour ce qui est de l’humour, les dialogues assurent le job avec en prime des podcasts de Jonas Jameson intitulés « Just the fact », caricature à peine cachée d’un certain président Américain … c’est cadeaux !