« Le retour de Silver » dans la ville qui ne dort jamais – DLC Spider-Man

En brève : Gaming

Suite et fin du pack « La ville qui ne dort jamais ». Il est temps de clôturer cet épisode gaming dédié à Spider-Man avec le dernier chapitre du DLC : « le retour de Silver » !
Hammerhead s’est offert une petite mise à jour bionique (qui chatouille notre conception de la crédibilité) et un nouvel équipement pour ses hommes, « emprunté » à Sable Internationale. Premier constat, la réévaluation de la difficulté n’est plus qu’une impression ! Les ennemis sont plus costauds et l’IA moins permissive pour renouveler la sensation de challenge. Du reste, si les mécaniques de combat ne changent pas, on notera quelques petites variantes bienvenues dans les crimes et les repaires de gangs. Mais malgré ces améliorations, la redondance est inévitable et nous fait prendre conscience que nous arrivons au bout des possibilités du jeu. Les activités annexes, débloquées tardivement, deviennent pénibles et les défis de Screwball appellent à la digitale detox – il est vraiment temps de l’enfermer celle-là ! On regrette également le choix du boss final et que la séquence de jeu avec Peter Parker n’ait pas été plus exploité.

Le point fort de ce DLC réside une fois de plus dans son scénario qui propose de bons développements à ses personnages féminins. Silver revient en ville nous « aider » à mettre un peu d’ordre dans cette pagaille, livrant au passage certaines des interactions les plus drôles du jeu. Quant à Yuri, elle emprunte une voie plus sombre qui, bien que nous laissant sur notre faim, promet des pistes intéressantes pour la suite (nul doute qu’il y aura une). Dommage que ces différentes histoires n’aient pas été traité comme une seule et même trame scénaristique.

Au final , »Le retour de Silver » est une bonne conclusion avec une durée de vie un peu plus longue que pour les précédents chapitres. Et même si on aurait préféré un seul gros DLC, « Spider-Man » n’aura pas démérité dans ses dernières heures, offrant même aux fans un ultime cadeau : LE costume emblématique des films de Sam Raimi !

une brève d’Eugénie

 

 


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Jeu sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018 – DLC « La Casse » sorti le 23 octobre 2018 – DLC « La Guerre des Gangs » sorti le 20 novembre 2018 – DLC « Le retour de Silver » sorti le 21 décembre 2018

Hammerhead mène « La Guerre des Gangs » – DLC Spider-Man

En brève : Gaming

Hey les gamers ! La seconde extension du jeu Spider-Man sur PS4 est sortie !
Black Cat est out, Hammerhead lance l’offensive contre la Maggia de New York, Yuri perd ses repères, et les méchants creusent des tunnels sous la ville… Ça va barder ! D’ailleurs, forcé de constater que la mafia a pris la confiance et se laisse moins facilement malmener. Plus vigilants en infiltration, plus agressifs en combat, l’augmentation du niveau des ennemis a le mérite de renouveler la sensation de défi et de rallonger un peu la durée de vie du DLC, égale à celui de « La Casse » (3h pour le 100%). Un upgrade qui peut se payer cher sur le boss final si on est trop sûr de soi. Dommage que les nouvelles tenues ne débloquent toujours pas de compétences ou gadgets pour mixer un peu les plaisirs… Graphiquement, le jeu est toujours aussi beau et offre même quelques nouvelles cinématiques absolument dantesques. Par contre, est-ce que c’est moi où les podcasts de Jameson sont de moins en moins audibles ? – Nan mais c’est une vraie question là !
Mais si « La Guerre des Gangs » se veut plus difficile, son récit lui est plus prévisible et la fin télescopée en devient irritante. La quête principale semble s’être encore raccourcie et souffre d’un rythme maladroit, cassant le suspens et les bonnes idées de développement de personnages.
Bref… il faudra désormais attendre le retour de Silver Sable dans le troisième et dernier DLC prévu pour courant décembre (surement autour du 20) pour clôturer ce chapitre des aventures de l’Araignée. Le rendez-vous est pris !

une brève d’Eugénie


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Jeu sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018 – DLC « La Casse » sorti le 23 octobre 2018 – DLC « La Guerre des Gangs » sorti le 20 novembre 2018

« La Casse » de Black Cat dans le 1er DLC de Spider-Man

En brève : Gaming

Oyez oyez bonnes gens, je suis fière d’inaugurer le nouveau format des brèves avec pour l’occasion un invité de marque : SPIDER-MAAAAAN ! – oui je me chauffe toute seule, et alors ?!

Le très bon jeu de ce début d’année – la critique ici – s’offre un DLC scénarisé de trois missions dont la première, intitulée « La Casse » (The Heist) est sortie ce 23 novembre. On ne va pas se mentir, on replonge avec avidité dans l’aventure PS4 du Tisseur, d’autant plus que l’extension répond à la plus grosse frustration du jeu principal : Black Cat is back ! Le personnage tant et tant teasé (maudites poupées) est enfin là et elle envoie du lourd ! Anti-héroïne féline, Felicia Hardy n’échappe pas à la comparaison avec sa rivale (et modèle) de DC, Catwoman, mais s’en sort avec les honneurs grâce à son ton plus fun et moderne. L’alchimie entre les deux personnages fonctionne à merveille (mieux qu’avec Mary Jane) et l’histoire nous accroche vite, espiègle et tendue, tout comme un chat jouant avec nos nerfs pour finir par… nous mettre un gros vent (sale bête) ! La fin abrupte et un poil expéditive ne satisfera pas tout le monde, d’autant plus que le jeu est un peu court, 3h pour le 100%.
Côté mission, rien de nouveau à New-York, crimes, défis et bases sont dupliqués pour donner l’illusion de densité quand les nouveaux costumes ne servent qu’à faire joli, n’ayant pas de pouvoir associé. On notera quand même l’ajout d’un nouveau type d’ennemi, plus dur à cuire, et un effort sur l’I.A, moins à l’ouest.
En bref… on poursuit l’expérience plus pour le plaisir que pour le challenge, en attendant que les deux autres extensions du pack « La ville qui ne dort jamais » ne viennent conclure cet épisode de Spider-Man… À vos manettes ! Prêt ? Tissez !

une brève d’Eugénie


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Jeu sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018 – DLC « La Casse » sorti le 23 novembre 2018

Spider-Man

The Amazing Spider-Man

Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Insomniac Games
Action, Super-Héros
Sorti en exclusivité sur PS4 le 7 septembre 2018

Kezako ?

Spider-Man combat le crime à New York depuis huit ans pendant que Peter Parker jongle entre son travail avec le docteur Otto Octavius et le bénévolat au F.E.A.S.T. une fondation d’aide aux sans-abri créée par Martin Li. Après des années à échouer à le faire traduire en justice, il parvient à arrêter Wilson Fisk – dit Le Caïd. Mais la déchéance de son ennemi laisse la place libre à un nouveau gang, les Démons…

La critique d’Eugénie – 3,5/5
♥ Coup de cœur

En collaboration avec Marvel, Sony pose une nouvelle pièce à l’univers du Tisseur, un succès tant commercial que critique. Dans ce nouveau jeu, en exclusivité PS4, nous incarnons un Spider-Man plus âgé (23 ans), maitrisant pleinement ses pouvoirs… et pour parler simplement : c’est un gros kif !
Alors oui, l’inspiration de la saga « Arkham » (Batman) se fait clairement sentir tout comme certaines missions annexes qui louchent sur celles d’Assassins’s Creed ou de Watch Dogs (deux franchises d’Ubisoft), mais le jeu a su saisir la quintessence même du personnage de Spider-Man/Peter Parker, tant dans son scénario que dans son gameplay.

Jamais se balader dans Manhattan n’aura été aussi grisant. Rapide, fluide et crédible, le système de balancement est jouissif, sensoriel et libérateur, comme si nous incarnions véritablement le héros, et le reste même après des heures de jeu.
Il en est de même pour les combats. Les nombreuses combinaisons de coups alliées aux différents gadgets permettent vraiment de personnaliser son expérience, optimisée par l’environnement qui laisse toujours le choix entre l’infiltration et la charge frontale. Le level design pousse à débloquer des missions secondaires et si nous sommes parfois tentés de râler face à une I.A complètement à côté de ses pompes, quelques dérouillées suffisent à en faire passer l’envie. D’ailleurs en parlant de bastons, comment ne pas mentionner la superbe mise en scène des combats ! Portant clairement la griffe des chorégraphies du MCU (Marvel Cinematic Universe), ce Spider-Man livre peut-être ici ses plus belles scènes d’action à l’écran !
Et si d’aventure la lutte contre le crime vous lasse, vous pouvez toujours avancer vos recherches pour le Dr. Octavius (puzzles), effectuer des missions pour préserver l’environnement, photographier tout New-York (Spider-Hipster) ou encore partir sur les traces de Black Cat… Bref, être « la petite araignée sympa du quartier » !

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La beauté du jeu ne s’arrête pas à ses impressionnantes cinématiques. Insomniac Games a réalisé un gros travail d’animation, tant sur les personnages que sur la ville, la lumière et les textures. New York s’éveille à notre passage pour une expérience immersive, renforcée par un excellent sound design et une bande originale épique, évoquant tout à tour le thème de Danny Elfman (la saga de Sam Raimi), celui des Avengers ou des airs de John Williams (Star Wars).

Jusqu’ici on pourrait se croire en présence du jeu de l’année. Et pourtant…
« Spider-Man » est certes un bon jeu mais il faut être honnête, il n’a rien d’une révolution. Outre quelques bugs et des écrans de chargement un peu long, le dédoublement répétitif des activités annexes sent le remplissage. Le cahier des charges imposait visiblement un RPG en open-world, mais pour être « open », le « world » n’en reste pas moins très petit (on ne sort jamais de Manhattan) quand beaucoup des fonctionnalités de l’équipement sont inutiles, à l’instar de certaines compétences de l’arbre. Dommage que le jeu n’ait pas assumé un genre hybride en se concentrant davantage sur les quêtes scénarisées… Car si « Spider-Man » n’est pas le meilleur en tant que « jeu », il est assurément excellent en tant qu’adaptation des aventures de l’Araignée !

Le scénario principal fait partie des grandes forces du jeu, proposant une narration différente à une histoire connue et de nouvelles origin stories tout en conservant l’essence du super-héros. Le « casting » est excellent, supportés par une très bonne version française dont un Donald Reignoux (déjà derrière Andrew Garfield dans « the Amazing Spider-Man » 1 et 2) en grande forme. Le dernier acte se permet même une grosse entorse aux comics, bel exemple de culot scénaristiquement payant ! Seul le personnage de Mary Jane semble en décalage, tant esthétiquement – car trop enfantine (même dans la voix) avec une coiffure de Sims – que dans la réécriture façon Lois Lane un peu forcée.

Le jeu tire son succès d’une bonne moyenne entre la qualité de son gameplay et son scénario, même si les fans de Spider-Man (dont je suis) seront définitivement plus hypés que les gamers pro. En témoigne la quantité d’easter eggs, de la tour des Avengers à l’ambassade du Wakanda en passant par le Sanctum sanctorum et les nombreux sacs à dos à collecter. Et pour ce qui est de l’humour, les dialogues assurent le job avec en prime des podcasts de Jonas Jameson intitulés « Just the fact », caricature à peine cachée d’un certain président Américain … c’est cadeaux !

Assassin’s Creed Origins

Bayek : balèze ou balek ?

Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Action, Infiltration, RPG
Sorti sur Microsoft Windows, PS4 et Xbox One le 27 octobre 2017

Kezako ?

En 49 avant J.-C. l’Égypte est gouvernée par Ptolémée XIII, frère de Cléopâtre. Bayek, le Medjaÿ de Siwa part à la poursuite des meurtriers de son fils, les mystérieux membres de l’Ordre des Anciens. Une vengeance personnelle mêlée aux intrigues politiques de son temps, aux origines mêmes de la création de la célèbre confrérie des assassins. 

La critique d’Eugénie – 3,5/5

« Assassin’s Creed », fer de lance d’Ubisoft, compte parmi les grandes franchises du gaming avec déjà dix opus rien que pour la série principale. Si les déceptions font consensus, comme l’utra beugué « Unity », le titre de meilleur jeu de la saga ne fait pas l’unanimité. Le premier ? Le second ou même « Brotherhood » ? « Assassin’s Creed 3 » ? Plus que pour tout autre franchise, ce choix dépend des préférences de chacun non seulement au niveau du gameplay mais aussi du scénario… et clairement le mien se porte sur « Black Flag », le quatrième volet mêlant infiltration et piraterie.

Alors quand la même équipe est annoncée aux manettes de la genèse de la confrérie, on peut s’attendre à du lourd ! Quoi que…
Pour bien parler de cet « Assassin’s Creed Origins », il faut distinguer la technique relative à l’expérience de jeu et le scénario.

Côté gameplay, rien à redire, ce volet assume enfin clairement son genre rpg (claqué sur la référence « the Witcher 3″) et de ce point de vue, il est le plus abouti de la franchise. Entre amélioration et nouveauté, on notera une IA plus performante avec (enfin) de vrais enjeux en terme de difficulté ainsi que plus de possibilités dans les combats en fonction des armes. L’apparition de l’aigle Sénu pimente les missions d’infiltration, même si celui-ci reste sous-exploité compte tenu de son potentiel, à l’instar d’une bonne moitié de l’arbre de compétences, vraiment dispensable.
C’est encore une fois par son open world qu' »Assassin’s Creed » se démarque. Esthétiquement splendides, les paysages et les villes sont sublimés par un souci du détail très appréciable jusque dans les menus et une très belle identité musicale. À la découverte du monde antique, de la très grecque Alexandrie (Alexandra hihi) à l’égyptienne Memphis en passant que les profondeurs du Nil et des déserts, la beauté des décors marque la rétine à chaque instant avec quelques petites pépites comme les mirages et les tempêtes de sable. En résulte une exploration de l’univers jouissive, riche en possibilité tant les quêtes sont nombreuses et variées (quoique qu’immanquablement  répétitives quand on vise les 100%) : missions secondaires, parties de chasses, énigmes, découverte des pyramides et des tombeaux, attaques de camps etc.
Une expérience de jeu plaisante, addictive et immersive, rompue occasionnellement par des défauts de finition, avec des personnages inexpressifs et trop similaires et des bugs récidivistes chez les textiles (passe-muraille) et les combats à cheval.

Si « Assassin’s Creed » ne se résumait qu’à sa « jouabilité », il serait presque parfait. Mais comme les fans le savent bien, la licence a aussi installé de nombreuses lignes scénaristiques et mythologiques entremêlées dans différentes temporalités. « Origins » introduit un nouveau personnage dans le présent, Layla qui, bien que peu exploitée, pourrait se révéler dans la suite. Chercheuse pour Abstergo, c’est par elle que nous découvrons les mémoires de Bayek et Aya, couple charismatique entouré de personnages secondaires oubliables à l’exception des figures historiques Cléopâtre et César, malheureusement peu présentes.
Cet opus avait la lourde tâche de raconter la naissance de la confrérie, de revenir sur les origines d’un mythe avec une exigence émotionnelle et héroïque supérieure à tout ce qui a précédé… mais d’épique il n’y a que l’échec !
Les enjeux de l’intrigue sont limités à la vengeance d’un père, laborieusement rattaché aux complots politiques entre Rome et l’Égypte par Aya mais trop distants pour être crédibles. L’avènement même des Assassins est expédié en une cinématique, sans aucune mention des précurseurs ! À croire que là où les développeurs ont joué l’envergure, les scénaristes ont été frileux, un coup de froid ressenti également dans le choix d’une période historique très courte, au détriment des possibilités qu’offraient Marc-Antoine, Octave et l’avènement en l’Empire romain.

« Assassin’s Creed Origins » est l’alliance improbable d’une bonne qualité d’exécution et d’un fil conducteur faible, satisfaisant pour les gamers mais moins pour les fans. Cette légèreté aura peut-être pour bénéfice de proposer une nouvelle entrée pour les curieux qui ne connaissent pas encore la célèbre saga.

Horizon Zero Dawn

Hero Dawn !

Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Guerrilla Games
Action, Infiltration, RPG
Sorti sur PS4 le 1 mars 2017

Kezako ?

Dans un monde ouvert post-apocalyptique vibrant et luxuriant, de colossales créatures mécaniques parcourent des terres qu’elles ont arrachées aux mains des Hommes. Aloy, une chasseuse habile de la tribu des Noras part à la recherche du passé de l’humanité pour lui assurer un avenir.

La critique d’Eugénie   –   5/5
♥ Coup de cœur

1000 ans après notre ère, nos orgueilleuses mégapoles ont disparu. N’en reste plus que quelques buildings cadavériques rongés par la nature, mais l’homme lui a survécu, plongé dans un nouvel âge de fer.

Annoncé en grande pompe à l’E3 de l’année dernière, « Horizon Zero Dawn » tient toutes ses promesses et plus encore, preuve que Guerrilla Games a bien fait d’arrêter la franchise des Killzone (dommage que sa sortie coïncide avec le lancement de la Nintendo Switch et du nouveau « Zelda : Breath of the Wild »).
Fini les FPS, bienvenu dans action-rpg épique porté par un superbe scénario principal qui trouve une nouvelle narration dans un pitch pourtant mille fois déjà vu, un monde post-apocalypique.

Nous incarnons Aloy, paria puis Chercheuse de la tribu des Noras, rouquine au caractère bien trempé descendante probable de Lara Croft. Une héroïne bien écrite, courageuse et rafraîchissante mais dont le charisme éclipse tous les personnages secondaires (à l’exception de Rhost et Sylens). À la recherche de ses origines, Aloy dévoilera successivement les mystères entourant le passé de l’humanité et les complots du présent à travers des intrigues recherchées et une scénarisation clairement inspirée de « the Witcher 3 », notamment dans ses quêtes annexes. Même si les dialogues à choix multiples apportent plus une orientation morale que des divergences d’histoire, ils participent à l’illusion de contrôle et les missions sont suffisamment variées pour ne jamais lâcher notre curiosité.

Mais c’est dans sa direction artistique que le jeu se démarque clairement, à commencer par son open world. Des canyons aux montagnes, des forêts aux jungles en passant par les ruines et les creusets, « Horizon » est riche d’une incroyable diversité de paysage et d’ambiances immersives. Le travail identitaire des différentes tribus, d’inspiration vikings, incas, amérindiennes ou médiévales, est impressionnant, soigné dans les moindres détails, architecture, tenus, religion, identité musicale etc.

Au sortir du territoire des Noras, cette impression d’immensité en est presque effrayante. Le joueur se retrouve livré à lui-même face à l’entendu d’un monde virtuel peuplé de créatures menaçantes, avec pour seule défense une vague indication de direction, un arc et une lance… et démerde-toi !
La mécanique a fusionné avec la faune animale en plus d’une vingtaine d’espèces : raptors en métal, t-rex d’acier, condor étincelant, tigre à dents de scie, alligators en titane et autres bébêtes métalliques cracheuses de feu ou de glace, armées des pattes à leurs crocs acérées… Tout un cheptel à l’esthétisme léché et sauvage, doté d’une élégance bestiale jusque dans ses mouvements et son sound design.

Ne vous y trompez pas, la composante rpg est essentielle pour venir à bout de ses monstres qui ont en plus la fâcheuse manie de se déplacer en meute. Sachez choisir les bonnes armes, utiliser la topographie à votre avantage, privilégiez l’infiltration et le piratage et ne vous attaquez jamais à plus fort que vous sans quoi la lutte tournera vite au cauchemar ! Fort heureusement, le game play est abouti tout ayant une prise en main assez pédagogique pour les débutants, malgré un niveau de difficulté élevé.

Avec des bugs vraiment minimes (sauf celui du doublage VF sur la séquence d’introduction), « Horizon Zero Dawn » est sans conteste le meilleur jeu de 2017 (à date, je n’ai pas eu l’occasion de tester le dernier Zelda). Grandiose dans son exécution et magnifiée par une bande originale envoutante, quelques petites imperfections et facilités (notamment une galerie d’expression faciale restreinte) témoignent malgré tout une marge d’amélioration pour une suite qui pourrait être encore meilleure. Peut-être l’aube d’une nouvelle grande franchise !