Trois idées de films pour Halloween

Alors prêts à frissonner ?
La nuit d’Halloween se profile de manière très diverse. Certains préfèrent s’enivrer jusqu’à l’aube, célébrant la vie autant que la mort. D’autres, plus petits (mais aussi les plus grands), se donneront une bonne occasion d’aller augmenter un peu leur taux de sucre en frappant aux portes. Mais quoi de plus délectable qu’une occasion de voir (ou revoir) des films cultes en se goinfrant de pop corn et de bonbons volés aux petits enfants?

Voici trois idées sorties du chapeau de Marcellin :

A Nightmare on Elm Street

États-Unis, 1984
De Wes Craven
Avec : Ronee Blaklay, Johnny Depp, Robert Englund

Le slasher movie est désormais une épreuve de passage pour toutes les nuits sombres d’Halloween. Véritables icônes, ces tueurs sont les symboles intemporels du frisson jouissif que l’on adore s’imposer au cinéma. Freddy est sans doute celui qui m’a le plus marqué. Pour une bonne raison : un tueur pervers qui s’immisce dans nos rêves, comment y échapper ?
Pour tous ceux qui ont connu la paralysie du sommeil, c’est un véritable enfer que de se trouver dépourvu de toute capacité d’évasion. La force de ce film est dans sa manière subtile d’amener l’angoisse au spectateur. Il y a « peu » de meurtres et pas d’abus de tripes et bouts humains en tout genre. Certes le sang coule à flot, mais c’est bien plus dans sa manière de nous questionner que Craven parvient à nous angoisser. Peut-on survivre à son propre rêve ? Je vous laisse le découvrir…

Don’t breathe

Etats-Unis, 2017
Réalisé par Fede Alvarez
Avec Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette

Allez, je triche me direz vous, j’ai déjà critiqué le film d’Alvarez. Certes, mais je ne peux pas m’empêcher de mettre ce chef d’oeuvre dans cette liste.
Le réalisateur tient le pari d’un bon film pour Halloween : celui d’un huis clos infernal, baignant dans le noir et le silence. La terreur qui nous envahit à chaque tentative de survie des protagonistes nous monte au nez, nous surprend même dans le malaise qu’elle instaure. Tandis que nous trépignons sur nos chaises, les trois protagonistes feront face à leur propre sort !
Le film est surtout doté d’une esthétique incroyable, nous faisant évoluer dans une ville décharnée qui est malheureusement très contemporaine. Et si finalement la menace la plus intense ne résidait pas dans les rues, mais entre quatre murs d’une prison qu’ils ont choisi de pénétrer ?

Halloween, la nuit des masques

Etats-Unis, 1978
De John Carpenter
Avec : Jamie Lee Curtis

Culte vous avez dit culte? Halloween, la nuit des masques est LE film à voir pour faire honneur à ce terme le soir du 31.
Une histoire simple, mais outrageusement efficace, d’un tueur qui se balade pour exterminer des ados. Mais attention, Michael Myers est un inconnu tout le long de l’histoire, et c’est là où le film diffuse tout son aura. Celle d’un long métrage mesurée, calibré au millimètre. Suivre le périple d’un psychopathe impossible à tuer, les essoufflements de ses victimes, la présence fantomatique de Myers, tout est réuni pour passer un moment d’angoisse absolument délicieux.

Joyeux Halloween les petits monstres !

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Sans un bruit

The sound of silence

Réalisé par John Krasinski
Avec Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds…
USA – Thriller, Épouvante-horreur
Sortie en salle : 20 juin 2018
Durée : 1h 30min 

Kezako ?

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.

La critique d’Eugénie  – 4/5

Pitch minimaliste pour un concept redoutablement efficace !
L’être humain n’est pas vraiment conçu pour être discret… Chassés par des créatures à l’ouïe surdéveloppée (cousines éloignées du démogorgon de « Stranger Things »), tout dans notre condition, de notre habitat à nos réflexes primaires nous condamne inéluctablement à être bruyant. Le tout est de savoir quand la chaise tombera, quelle tasse se cassera, quel personnage chutera ?

Krasinski réussi un très beau tour en transformant la prévisibilité de son scénario en anxiété d’anticipation. Jusqu’au-boutiste, il fait même du silence le personnage principale du film, oppressant quand il règne, paralysant quand il est rompu… car l’ennemi ici, c’est le bruit (aiguisé par un sound design d’exception) ! Menace omniprésente, chacune de ses manifestations, même anodine, devient violente et justifie l’une des meilleures utilisations du jump scare sonore à ce jour.

En l’absence presque totale de dialogues (en dehors de la langue des signes) la compréhension passe par la lecture de l’image, simplifiée par le soin apporté à sa composition. Même si Krasinski abuse un peu (trop) des gros plans, il prouve dès la scène d’ouverture sa parfaite maitrise de la mise en scène et signe un film où la contrainte de silence est d’or ! Sans un mot (ou presque), les acteurs crèvent l’écran dans des rôles muets. Le duo parental Blunt-Krasinski (couple à la vie et pour la première fois à l’écran) est touchant de sincérité quand les enfants sont enfin utilisés à des fins scénaristiques autres celles des éternels boulets. Le film s’autorise même de jolies scènes d’émotion autour des thèmes de la famille, de l’amour, du devoir et du handicap, l’ainée des enfants, interprétée par la talentueuse Millicent Simmonds, étant sourde…
Mais si « Sans un bruit » a de nombreuses qualités il n’est pas sans défaut et souffre d’un manque de finitions irritant compte tenu de son potentiel (notamment sa bande originale banale et envahissante).

Malgré une forme de répétition, la logique de constance plus que de crescendo maintient le spectateur sous tension de bout en bout. « Sans un bruit » est destiné à en faire beaucoup et pas pour rien ! Comme d’autres films du genre (et de genre) le film se conçoit comme une expérience à vivre en salle pour profiter pleinement de l’angoisse induite par l’obscurité et le silence – enfin, pour peu que vous ne soyez pas assis à côté d’un odieux et bruyant mangeur de pop corn… « Chuuuttt ! »

Insidious The Last Key

Réalisé par Adam Robitel
Avec Lin Shaye, Josh Stewart, Kirk Acevedo
USA – Epouvante, Horreur
Sortie en salle : 3 Janvier 2018
Durée : 1h 44min 

Kezako ?

La parapsychologue Elise Rainier doit faire face à ses propres démons, en revenant dans sa maison d’enfance, hantée par des esprits maléfiques. Elle mènera alors le plus éprouvant des combats, affrontant un passé lourd de secrets.

La critique de Marcellin – 2,5 / 5

La franchise Insidious ne cesse de faire tourner les têtes. Voici donc un quatrième opus de la guerre opposant la désormais célèbre Elise et ses chasseurs de fantômes aux spectres du Mal. Il y a toujours une sorte de curiosité malgré tout quelque peu désespérée à visionner une oeuvre telle qu’Insidious. Ces différents films sont l’incarnation même d’une communion entre intensité horrifique pure et scènes micro-ondées affligeantes. Cet opus a le mérite d’éveiller notre curiosité en choisissant de se focaliser sur le personnage clé d’Elise, la parapsychologue aux visions mouvementées et qui vient en aide aux familles ayant perdu tout espoir.  Nous revenons donc à la source, et à son enfance qui a connu ses premiers contacts avec le Mal absolu. Tout au long du film nous assistons à un scénario qui se veut de plus en plus malsain, poussant le vice là où les films précédents jouaient principalement sur une esthétique fantomatique. Mais c’est sûrement là où le film pêche, car ce qui aurait pu faire la clé de son succès (oui oui je joue sur les mots), il se contente de rafraîchir le concept du film précédent. Comme dans la plupart des oeuvres de la saga, la première partie est un concentré de jumpscares, d’apparitions et d’entités franchement effrayantes, composant ainsi une très belle entrée en matière. On entrevoit même une lueur d’espoir lorsque nous constatons qu’il réside une sorte d’atmosphère proche du film d’angoisse pur, privant des scènes intenses de toute musique inutile et livrant un rythme ascendant assez efficace. Mais cette satisfaction est de courte durée, car même si le scénario offre une petite originalité, on subsiste dans une redescente constante du sentiment d’effroi, digne d’un mauvais trip sous LSD.  Cela s’explique par plusieurs raisons : les rôles grotesques, un final peu convaincant et surtout l’entité maléfique elle même ! (qui aurait bien besoin d’aller chez le dentiste).

En résumé, c’est un film surprenant, car très inégal. Le scénario se veut original mais particulièrement décousu, la mise en scène est parfois pointue et parfois complètement à côté de la plaque, et enfin une intrigue traitée à coups de bâtons (vous comprendrez mes chers ! ). Certains plans et choix artistiques valent réellement le détour, mais la Dernière Clé se doit désormais de refermer les portes de cette saga, qui s’essouffle désespérément…

Veronica

Avec Sandra Escacena, Bruna Gonzalez, Claudia Placer
Espagne – Epouvante / Horreur
Sortie en salle : 24 Janvier 2018
Durée : 1h 45min

Kezako ?

Après une séance de Ouija, la jeune Veronica est frappée par des évènements paranormaux causés par des forces maléfiques. Commence alors pour elle, un combat pour sa survie, et celle de toute sa famille. Inspiré d’une histoire vraie…

La critique de Marcellin – 4/5

« Pour la première fois de l’histoire de l’Espagne, un rapport de police révèle la présence d’éléments surnaturels inexpliqués lors d’une enquête. Les agents de police ont affirmé dans un document officiel avoir été témoins de phénomènes qui leur étaient inconnus. Ils affirment aussi que certains phénomènes étaient complètement inexplicables. C’est ce qu’on appelle désormais l’affaire Verónica » explique le réalisateur Paco Plaza. Comment résister à la tentation de découvrir les rouages d’une enquête hors du commun, qui efface les frontières entre le connu et l’inconnu ?

Je vous expose ici trois grandes raisons d’aller voir le dernier bébé horrifique de nos voisins espagnols :

1 – La mise en scène est fabuleuse. Le parti pris de Plaza est de miser sur une esthétique léchée, nous transportant dans le Madrid des années 90. Il use de toutes les plus belles techniques du cinéma : steadycam, ralenti, travelling circulaire, travelling latéral… En bref tout ce qui permettra au film Veronica de nous livrer une récit puissant et angoissant. Chaque plan est divinement construit, allant jusqu’à la poésie : je pense ici à cet épisode métaphorique entre la jeune fille et un tableau de chasse. La séance de Ouija, qui déclenchera donc cette malédiction, est elle aussi une vraie prouesse de cinéma, nous amenant dans une ambiance qui prend littéralement aux tripes. Le temps pourra paraitre long pour certains spectateurs, mais à mon sens, ce choix apporte une vraie valeur ajoutée au récit, laissant doucement le tragique gonfler à l’écran.

2- Dieu n’y est pour rien. Ah enfin un film qui cesse de tout ramener aux bondieuseries. La bonne soeur du film dit même à la paniquée Veronica de lui foutre la paix. Concrètement, le fait que la religion soit complètement annihilée donne au film une dimension toute autre, encore plus inquiétante, car il supprime toute échappatoire. Ainsi, plus le film avance, plus nous voyons l’espoir dépérir. Veronica doit ainsi faire face à ses erreurs, à cette entité qui n’a ni nom, ni visage,  qui est simplement là pour la détruire et toute sa famille avec elle.

3- La musique est à tomber. Veronica mise sur une bande son d’époque, et riche en titres pop espagnols. Le compositeur Chucky Namanera opère un très bon mix entre musique lancinante et ambiance synthé 80’s. Etrangement, on se demande si dans le cinéma de genre, il n’y aurait pas désormais une tendance à insister sur ce genre de musique. Je pense bien évidemment ici à Stranger Things ou encore It Follows. Mais pour une fan inconditionnelle telle que moi de ces sonorités si typiques, c’est de loin une vraie qualité.

La film fera beaucoup de sceptiques, car il mise sur des thématiques surexploitées, mais analysé dans son ensemble, Veronica est un film très efficace qui fait honneur au cinéma espagnol. Pour les adeptes du « inspiré d’une histoire vraie », le film saura donc vous faire frissonner…

Jigsaw

Jigsaw fait le grand saut 

Réalisé par Michael et Peter Spierig
Avec Matt Passmore, Tobin Bell, Callum Keith Rennie
Etats Unis – Horreur
Sortie en salle : 1er Novembre 2017
Durée : 1h 32min

Kezako ? Dix ans après la mort de John Kramer aka JIGSAW, de nouveaux meurtres portant sa signature font leur apparition. Les descendants du tueur ayant disparu, qui peut bien se cacher derrière ces morts toujours plus énigmatiques ? Est ce le grand retour du maître?

La critique de Marcellin – 2/5

La scie sauteuse est (encore) de retour ! La franchise SAW a décidément de beaux jours devant elle. Considérée comme l’une des plus rentables de tous les temps, elle traduit notre penchant bien morbide à admirer de jeunes gens souffrir pour leur quête de survie (allez je sais que vous aimez ça !). Encore une fois le génie James Wan, surdoué de l’horreur, a vu juste puisque depuis 2004, les films font le bonheur des sociétés de productions. Depuis Jigsaw est devenu une icône du cinéma d’horreur, atteignant les marches de nos chers Freddy Krueger, Michael Myers ou encore Leatherface. En même temps, qui peut résister à cette petite poupée aux joues rouges qui pédale sur son vélo d’enfant pour nous annoncer quel autre stratagème sadique il vient d’inventer ? Alors oui, je dois bien l’avouer, le caractère revanchard du cancéreux en quête d’un certain salut me plaît bien, surtout car il arrive à nous offrir des twists inventifs et vicieux comme son collègue la Mort dans Destination Finale. On peut être créatif en étant sadique non ? Pléonasme.

Contrairement à beaucoup de fans, j’avais grandement apprécié SAW 3D, le chapitre final. Lorsque j’ai découvert l’apparition d’un nouveau bébé de la franchise sobrement intitulée JIGSAW, j’ai eu le soupir du spectateur qui a eu sa dose. Mais la curiosité l’emporte toujours, je m’attelle donc au visionnage de ce dernier.

Ce dernier film revient donc un peu plus aux sources, et à l’aspect thriller que défendait le premier de James Wan, le but est clair : le spectateur va avoir les réponses à ses différentes interrogations. Exit le spectaculaire, bienvenue à l’intrigue.

Partant de ce constat, je dois me remettre donc à retrouver toutes les pièces du puzzle, si je puis dire, disséminés dans chaque film. Mais c’est là où ce film peine à me trouver bon public, je constate avec respect l’effort des réalisateurs qui souhaitent nous livrer un bel hommage au premier, et ainsi refermer la boucle. Cependant, rien ou presque ne fonctionne : les acteurs sont mauvais et les rôles outrageusement clichés (la voleuse toxico, la jeune femme bien sous tout rapport, le lourdingue, le flic ripoux, la médecin légiste tatouée fan de Jigsaw…). Même l’énigme reste selon moi, très loin du côté pervers de Jigsaw, qui malgré le fait qu’il souhaite donner une bonne leçon aux gens qui le « méritent », est tout de même un sadique ! « Oeil pour oeil, dent pour dent », doit on s’ériger en justicier par le meurtre ? Cette interrogation n’est malheureusement pas abordée… Je me désole de voir sans cesse ce besoin de rédemption dans les films d’horreur, qui tend donc à justifier des crimes, ou même à minimiser le caractère profondément mauvais d’un tueur en série.

Enfin, je dois tout de même rendre à César ce qui est à César, les mises à mort sont toujours aussi créatives, le gore est bien présent, et je dois faire honneur au twist final, qui ravira les fans du premier film.

JIGSAW est donc un bon divertissement, à prendre tel qu’il est ni plus ni moins, mais si comme moi, la psychologie d’un tueur vous émoustille, accrochez vous à la série MINDHUNTER !

 

Don’t breathe

Souffle coupé

Réalisé par Fede Alvarez
Avec Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette
USA –Thriller, Épouvante-horreur
Sortie en salle : 5 novembre 2017
Durée : 1h 28min 

Kezako ?

Un jeune trio infernal adepte de cambriolages de haut vol s’accorde sur un dernier coup qui leur permettra de quitter leur banlieue triste de Détroit. Ils découvrent qu’un vétéran aveugle dissimule dans sa maison isolée une fortune considérable, et décident de profiter de l’occasion pour une affaire qui semble déjà acquise. Rocky, Alex et Money vont pourtant se rendre compte, qu’ils ont sous estimé leur proie, et que les rôles vont bien vite s’inverser …

La critique de Marcellin – 4,5/5
♥ Coup de cœur

Grande amatrice de films de genre, le remake d’Evil Dead réalisé par Fede Alvarez m’avait laissé admirative. Doté d’une puissance esthétique et graphique, le jeune (et beau) réalisateur a su laisser sa griffe sur un film faisant honneur à la légende de son aîné. C’est donc avec la plus grande hâte que je voulais découvrir son dernier bébé horrifique. Et que de bonheur !

Alvarez va à l’encontre des standards fantomatiques et démoniaques actuels et revisite des angoisses bien commune, le noir et le silence. Il nous livre un film étouffant, oppressant, porté par des acteurs qui traduisent à la perfection toute l’intensité de l’oeuvre. On retrouve une fois de plus Jane Levy, qui nous transcende toujours plus de ses immenses yeux, porteurs eux mêmes de notre peur profonde, et on découvre Stephen Lang, un old men body buildé qui nous impressionne par la force de son rôle. Tout l’intérêt du film réside à la fois dans son ascension scénaristique qui nous laisse sans arrêt à bout de souffle, mais également dans son esthétique, notamment par la beauté glauque de ses décors. On retrouve dans ce film cette nouvelle tendance des réalisateurs a s’immerger dans l’Amérique profonde, et notamment celle de Détroit, une des villes les plus pauvres des Etats Unis.
À l’instar de It Follows, on parcoure avec ces jeunes leur vie difficile, avec des parents alcooliques, désengagés, perdus dans une vie dénuée de sens, la nouvelle génération a décidé de se sortir de cette torpeur. Dans un environnement décharné, leur seul espoir réside dans le crime.

En bref, un film à voir absolument, doté d’un réalisme à tout épreuve, d’autant plus dans cette nouvelle dimension Trump (ou la parole de l’Amérique profonde!). Glauque, perturbant, efficace, incroyable : ne reculez pas, vous en aurez le souffle coupé !

Lights Out

Noir c’est noir il n’y a plus d’espoir

Réalisé par David F. Sandberg
Avec Teresa Palmer, Maria Bello, Billy Burke…
USA – Épouvante-horreur
Sortie en salle : 24 août 2016
Durée : 1h 21min 

Kezako ?

Depuis la mort mystérieuse de son beau père, le petit Martin vit des heures sombres aux côtés de sa mère. Une mystérieuse présence, qui n’apparaît que dans les ténèbres, vient les hanter, plus intensément jour après jour. Il fait appel à sa soeur, jeune rockeuse sauvage et exilée de toute relation avec sa mère, afin de lui venir en aide. Mais cette entité  est bien décidée à détruire chacun des membre de cette famille…

La critique de Marcellin – 2,5/5

Le plus fameux des courts métrage d’horreur, Lights Out, m’avait littéralement scotché, exactement comme ce sacré interrupteur 😉 ! C’est donc avec la plus intense des excitations que je découvrais qu’en août 2016 sortait la version cinématographique de ces 2mn d’horreur.

Il faut reconnaître une chose, la nouvelle génération de films d’horreur s’attache à nous priver de ces 30 minutes interminables d’ennui que constitue les scènes d’exposition. Dans le Noir commence donc sur les chapeaux de roue, avec la présence effrayante de cette entité désarticulée, plongée dans l’obscurité. Mais c’est seulement là que réside malheureusement tout l’enjeu du film : cette « Diana » nous apparaît comme une madeleine de Proust, réveillant nos peurs les plus profondes, dont la plus universelle : celle du noir.

Doté de quelques scènes esthétiquement intéressantes, le film prend globalement une tournure scénaristique peu convaincante, avec de nombreux clichés : la mère malade, le petit garçon effrayé, la jeune fille rebelle… Le film se finit en huis clos familial, une idée qui aurait pu être bien plus exploitée mais qui sert seulement au dénouement.

Dans l’ensemble, on retrouve les codes indispensables à un bon film d’horreur, ce qui lui permet de ne pas se perdre dans la liste innombrable de navets du genre, mais Dans le Noir n’a certainement pas convaincu nos attentes, en renforçant un aspect dramatique inutile et en oubliant de nous faire peur ! C’est le risque de s’attaquer à un court métrage qui se suffisait à lui-même…