Harry Potter Tour in London

Once more with magic – « London calling to the faraway towns… » et Eugénie et Marcellin répondent à cet appel !

Si la qualité des films Harry Potter est pour le moins inégale, il n’est reste pas moins que la visite des studios Warner de Leavesden est ce qui s’apparente le plus à un pèlerinage pour tous fans de la saga. Et bien qu’ayant une affection mille fois supérieure pour les romans, Eugénie est de ceux-là (GO Serdaigle !).
Revenir sur les qualités et les défauts de la franchise mériterait d’ailleurs un article complet, mais pour les besoins de cette chronique, je vais faire bref : grosse affection pour les numéros 1, 2, 7 et 8, coup de cœur pour le 3 (Le Prisonnier d’Azkaban), et amère déception (voir dégoût) pour les 4, 5 et 6.

20180331_132209.jpgIl n’empêche, la visite des décors reste un moment fort et féerique qui replonge dans la magie de l’univers de J. K. Rowling et d’un mastodonte du cinéma.
C’est au détour d’un séjour à Londres, entre Camden et Piccadilly, qu’Eugénie & Marcellin sont allés s’immerger dans le Potterverse.
Accessible directement en bus depuis le centre de la capitale, l’immersion est immédiate ! À noter que l’audioguide est IN-DI-SPEN-SA-BLE si vous êtes un fan de la saga. Des détails connus aux anecdotes de tournage en passant par les secrets de fabrication, le guide apporte son lot de compléments à la visite qui témoignent de l’envergure de la franchise.

20180331_141348.jpgTrès développée du point de vue du storytelling, la visite ne rentre définitivement pas dans la case des attrapes touristes ! La découverte des bâtiments, des décors, de leurs dimensions donne une excellente vision des espaces lors des tournages, sans compter les innombrables accessoires, costumes et autres objets cultes qui participent au réalisme de l’univers. Au détour des salles, on prend plaisir à se perdre dans la forêt Interdite, on s’émerveille devant les dimensions du Ministère de la Magie et on rêve d’évasion devant la rutilante locomotive du Poudlard Express. Les décors laissent peu à peu la place aux secrets de fabrication qui mettent en lumière le travail monstre des petites mains derrière l’illusion : maquillage, costumes, effets spéciaux et autres concept art. Dernière étape du tour, la monumentale maquette de Poudlard qui représente à elle seule une visite en soi. Difficile d’en dire plus sans spolier complètement l’exposition. Les studios de la Warner font vraiment partie des expériences qui se vivent plus qu’elles ne se racontent et qui séduiront autant les fans que les néophytes, les enfants comme les adultes.

La visite s’achève par un passage obligatoire dans la boutique, véritable Caverne aux Merveilles de Goodies et lieu de torture pour les petits budgets car tout y est alléchant. En ce qui me concerne, j’en suis quitte pour quelques souvenirs aux couleurs de ma maison (Serdaigle) mais aussi pour mes amis Poufsouffle et Serpentard (dont Marcellin – mon filou de petit serpent).

20180331_151741.jpgpar Eugénie

Les Animaux Fantastiques 2 : Les Crimes de Grindelwald

Confundus

Réalisé par David Yates
Avec Eddie Redmayne, Johnny Deep, Katherine Waterston, Dan Fogler, Alison Sudol, Jude Law, Zoë Kravitz…
USA, UK – Fantastique, Aventure
Sortie en salle : 14 novembre 2018
Durée : 2h 14 min 

Kezako ?

1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. 

La critique d’Eugénie – 3/5

Moins de 24h après sa sortie, ce deuxième volet des « Animaux Fantastiques » divise déjà les fans. Internautes et journalistes s’enflamment, inondant la toile d’avis tranchés entre amour passion et amère déception… en ce qui me concerne, « Les Crimes de Grindelwald » m’ont laissé un goût aigre-doux.
Quand le premier volet prenait patiemment le public par la main pour lui présenter les personnages et les enjeux fondateurs de l’histoire, cette suite accélère brutalement sans passer les vitesses et n’évite le crash que de justesse.

Le récit est difficilement lisible, sans cesse malmené par l’accumulation anarchique de mystères et d’énigmes à déchiffrer. Mais pour créer une intrigue (au sens premier du terme), il faut d’abord l’inscrire dans un cadre explicite sans lequel le spectateur se noie dans le flou scénaristique. Privés de repère, nombreux sont ceux (même parmi les lecteurs des livres) à avoir bu la tasse…
Trop de pistes et trop de personnages entravent le récit en plus de gâcher le potentiel de certains seconds rôles, comme Leta Lestrange (superbe Zoë Kravitz).
Chaque mini-intrigue finie cependant par trouver sa conclusion dans un dernier quart de film captivant, mais qui met en exergue les nombreuses maladresses d’écritures. Du reste, on se demande bien comme l’auteure va justifier certaines révélations disons… improbables !
Alors certes, l’ambition est louable, mais que vaut l’ambition si l’exécution ne suit pas ?

De fait, le scénario est plus dense et politique que le premier film. On s’éloigne de l’histoire de Newt Scamender (Nobert Dragonneau pour les francophiles) pour entrer de plein pieds dans la partie d’échecs opposant Dumbledore et Grindelwald, les deux atouts majeurs de cet opus !

Jude Law incarne un Dumbledore plus jeune et impétueux mais déjà mu par son goût du secret et de, soyons francs, son talent pour la manipulation. De la gestuelle au regard amusé, c’est enfin le Dumbledore de Richard Harris retrouvé ! Un parallèle se dessine à mesure que l’on découvre les actions et les discours des deux ennemis qui sont, mises à part leurs convictions, très semblables…

Car Grindelwald, magnifiquement interprété par Johnny Deep, n’a pas grand-chose à voir avec son prédécesseur (ou successeur, tout dépend de quel point de vue on se place), Lord Voldemort. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est assurément un grand méchant du cinéma mais il reste l’archétype d’une vision très manichéenne. Conçu sous l’influence d’une potion d’amour et ayant séparé son âme en plusieurs morceaux, il est une incarnation du mal absolu, incapable d’amour et d’humanité.
Gellert Grindelwald est un méchant plus nuancé, tant de le jeu de l’acteur que dans l’écriture même. Un méchant plus complexe et plus pernicieux, plus actuel aussi. C’est le mal nécessaire, le mal pour un bien, celui qui use de la peur et de l’injustice pour manipuler l’opinion, celui qui pave l’enfer de ses bonnes intentions. Une allégorie incisive de notre Politique. Orateur et stratège, Johnny Deep parvient à retranscrire l’attirance que peuvent exercer ce genre de personnalité sur les naïfs, les désabusés et les révoltés, dans une scène d’une portée contemporaine cuisante. Amusant pour un film fantastique…

Comme souvent avec les seconds volets, « Les Crimes de Grindelwald » fait office de transition dans une saga qui n’a pas encore tout à fait trouvé sa place. Malgré une réalisation soignée et un impressionnant travail d’imagination pour donner vie au monde des sorciers, à la sortie de la salle, le film se résume en deux phrases : « Attends, c’est qui lui/elle ? » et « J’ai rien compris ! ».

 

Les Animaux Fantastiques

Back to magic

Réalisé par David Yates
Avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Alison Sudol, Colin Farrell…
USA, UK – Fantastique, Aventure
Sortie en salle : 16 novembre 2016
Durée : 2h 13min 

Kezako ?

Norbert Dragonneau rentre à peine d’un périple à travers le monde où il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques. Il pense faire une courte halte à New York, mais une série d’événements et de rencontres inattendues risquent de prolonger son séjour. Désormais, le monde de la magie est menacé.

La critique d’Eugénie – 4/5
♥ Coup de cœur

Après la désastreuse expérience de l’Enfant Maudit, je redoutais le pire pour ces « Fantastic Beasts », premier film d’une nouvelle franchise issue de l’univers Harry Potter. Mais des bandes-annonces prometteuses et des textes inédits publiés sur Pottermore, concernant l’Histoire de la Magie aux États-Unis et Ilvermony (GO Thunderbird ! ), ont fini par réveiller mon enthousiasme.

Fan de la première heure, Eugénie était présente à l’avant-première française, réussissant même à y trainer Marcellin (merci mon canard). Bien que déçue par l’absence des membres de l’équipe, il faut reconnaître que le grand Rex a mis les petits chaudrons dans les grands. Photocall, baguette gratuite, goodies en tous genres et une communauté de fans déchainée – et déguisée. Si Eugénie et Marcellin arboraient fièrement les couleurs de Serdaigle et Serpentard, toutes les maisons de Poudlard étaient représentées à parts égales, prêtes à partir en voyage scolaire outre-Atlantique.

L’attente électrise le public qui se déchaine au lever de rideau… c’est parti !

Commençons par les malus. Un thème musical moins identifiable, qui réutilise celui d’Harry Potter au lieu de travailler le sien, et quelques sous-intrigues mal exploitées… Mais franchement, je pinaille !

« Les Animaux Fantastiques » est une très bonne surprise, très loin du fan service gratuit tant redouté ! Autre époque, autre décor, autres personnages, autres enjeux, l’histoire se démarque de celle du Survivant tout en s’intégrant parfaitement à l’univers.
L’intrigue sert de prétexte pour se balader dans le monde magique de J.K. Rowling, explorant sa société tout en courant après le bestiaire fantastique qui a donné son titre au film. D’ailleurs au passage, Marcellin je veux un Niffleur pour Noël (#démerde-toi) !

À la foi plus sombre et adulte que la saga Harry Potter, « Les Animaux Fantastiques » est aussi plus drôle, en grande partie grâce à l’acteur Dan Fogler, interprète de Jacob Kowalki, qui déploie un arsenal d’expressions faciales plus hilarantes les unes que les autres.
Le reste du casting ne démérite pas pour autant. Eddie Redmayne incarne un Newt Scamender (Norbert Dragonneau pour les francophiles) maladroit et tendre, entouré d’un duo de frangines improbable, comme si Valérie Lemercier et Marilyn Monroe se découvraient des liens de parenté.

Si David Yates est à nouveau derrière la caméra, J.K. Rowling s’est essayée à un tout autre exercice, l’écriture d’un scénario, et ce avec talent ! Par-delà des péripéties animalière se cachent une intrigue policière soignée, jouant habilement avec les connaissances du public. À la foi accessible aux néophytes, les potterheads pourront eux se perdre en conjectures jusqu’à la conclusion, pas si prévisible que ça. Un joli travail d’équilibriste ou, en l’occurrence, de balais volants. Chapeau pointu l’artiste !

L’enfant maudit – sequel de malheur !

Écrit par Jack Thorne (script)
Adapté d’une histoire originale de J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
Royaume-Uni – Théâtre/Fantastique
Sortie : 31 Juillet 2016
Nombre de page : 350 pages

Kezaco ?

Une vingtaine d’années se sont écoulées depuis la bataille de Poudlard. Harry Potter est père de 3 enfants : James, Albus Severus et la petite Lily. Mais cette vie de famille en apparence idyllique dissimule des aspects plus noirs. Albus vit une relation complexe avec son père et peine à porter le poids de sa célébrité… et toutes les attentes qui vont avec. Son plus proche ami, Scorpius Malefoy, fait l’objet d’une rumeur tenace. Et pour couronner le tout, les anciens alliés du Seigneur des Ténèbres recommencent à se manifester…

La critique d’Eugénie – 0,5/5
Eugénie n’ayant pas assisté à la pièce, cette critique aborde l’œuvre sous l’angle littéraire uniquement.

Harry Potter est une des sagas les plus riches de notre époque. Son univers dense s’est étayé sur sept livres, trois spin off, huit films (bientôt neuf) et de nombreux textes publiés par l’auteur elle-même sur le site Pottermore. À ce stade, il n’y a quasiment plus de limite à l’extension de ce monde, même si on ne s’attendait pas à le retrouver sur les planches…
En fan de la première heure, je guettais avec avidité toutes informations sur la vie des personnages post tome 7. Il y a neuf ans, je m’étonnais d’ailleurs que J.K. Rowling annonce s’intéresser davantage au jeune Albus Potter qu’aux autres personnages de la nouvelle génération, car sur les quelques lignes de texte de l’adolescent, je retrouvais la copie conforme, physique et psychologique, de son père. Quel intérêt alors d’un bis repetita ?
Surprise à la fois par le thème et le format de cette « suite », je me suis malgré tout précipitée vers ce livre. Après tout, « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »… Sauf que côté magie, le charme a tourné !

D’un point de vue purement littéraire, un constat saute tout de suite aux yeux : l’écriture est maladroite ! Difficile d’en imputer la faute aux auteurs ou aux traducteurs, mais il n’en demeure pas moins que le texte est pénible à lire, accumulant les dialogues et les situations plates, mièvres voire idiotes. Même avec une bonne imagination, il est très difficile de mettre en situation ces textes récités qui ne viennent que souligner un problème de construction.

Là où les livres ont su agencer un univers crédible, liant la magie à l’intrigue tout en donnant un cadre très défini à son merveilleux, « l’Enfant Maudit » prend le parti pris inverse et se fixe pour mission de faire rentrer le plus de magie possible en un nombre limité de pages. La finalité reste le grand spectacle et ça se sent, le problème étant que l’histoire en devient un gloubi-boulga de fantastique incohérent et indigeste, qui piétine à chaque instant toutes les règles des romans. Concrètement, il est toujours possible de faire rentrer un 40 dans une chaussure taille 38, mais de là à marcher avec, ce ne sera que torture.
La saga Harry Potter n’a jamais fait de la magie un deus ex machina propre à régler d’un claquement de doigt toutes les situations. Les intrigues de l’auteur se sont entremêlées aux lois magiques pour aboutir à une histoire plus complexe qu’il n’y paraît et qui ne s’est surtout jamais autorisé l’excuse du « Ta gueule, c’est magique ! ». C’est pourtant ce qui résume le mieux le scénario de « l’Enfant Maudit », très certainement impressionnant sur scène, mais qui révoltera tous les lecteurs de livres à la vue de leur univers préféré dépecé à coup de griffe d’Hippogriffe.

Car pour ce qui est de l’histoire, « l’Enfant maudit » est à J.K. Rowling ce que la trilogie du Hobbit est à Peter Jackson, du fan service de mauvais goût ! Pire encore… c’est un blasphème affublé d’une intrigue digne d’une fanfiction, qui trahit à la fois ses personnages et son essence. Eugénie a lu beaucoup de ces écrits et je peux vous jurer sur la tête de Marcellin que chaque élément de l’intrigue, chaque péripétie, chaque situation, je les ai lu dans des fanfictions, et pas des meilleures – Attention, à partir d’ici je spoile sans vergogne ! Des retourneurs de temps fonctionnant sur plusieurs décennies, des incohérences spacio-temporelles, des systèmes de sécurité idiots, des personnages inconsistants, des situations improbables (voir dégueulasses), il n’y a pas grand-chose à sauver de cette suite.
Certes le jeune Albus n’a en fin de compte rien à voir avec son père. Il se retrouve à Serpentard avec pour meilleur copain Scorpius Malefoy. Ok, why not, Serpentard étant attiré par la grandeur, l’envie de se montrer à la hauteur d’un père aussi illustre pouvait tenir la route et promettre de belles aventures. Sauf qu’Albus est surtout un enfant pourri gâté, tête à claques et détestable en tout point, là où son ami Scorpius est le meilleur personnage de cette « suite » et aurait gagné à avoir plus d’importance.

On pourrait voir une forme d’excellence dans l’écriture de la tragédie tant la pièce s’acharne sur ses personnages.
Harry lui-même a oublié sagesse et expérience pour devenir un connard bouffi d’orgueil qui attend les 14 ans de son cadet pour confesser qu’être père lui fait peur. Mieux vaut tard que jamais mais quand même. Hermione ressemble davantage à la version Hollywood glamourisé bad ass qu’à celle des romans quand Ron, dont l’humour, les insécurités et la force très particulière apportaient une harmonie au groupe, devient transparent, réduit au rôle du bouffon de service satisfait d’être le paillasson de bobonne.
Mais le massacre s’étend au-delà des personnages principaux. Ginny, l’un des personnages féminins les plus indépendants avec une force de caractère appréciable, est fade à mourir. McGonagall est une fonctionnaire influençable, le portrait d’Albus Dumbledore un gros enfoiré et Severus Fucking Rogue un bisounours qui va verser sa petite larme en apprenant qu’Harry a donné son nom à son fils… mais bien sûr !

ET pire que tout… Voldemort, dont la peur vient du rejet des aspirations humaines au profit de la seule puissance, se découvre soudain un goût pour les femmes et la chair ?! Voldemort, incapable de toute forme d’amour et ayant buté son propre père (et ses grands-parents pour la bonne et due forme) n’aurait rien contre le fait d’être appelé Papa ?! Voldemort, sorcier au plus proche de l’immortalité ne serait pas inquiété du danger potentiel d’un héritier ? Ben voyons ! César et Brutus, Barty Croupton père et fils et Ben et Han Solo sont tous en train de se bidonner si vous voulez mon avis.

Arrêtez de vouloir nous faire prendre des brindilles pour des Botrucs par la barde de Merlin !!! Et shame on you J.K., tu as fini par vendre ton âme par appât du gain ! À quelques semaines de la sortie des « Animaux Fantastiques » mon enthousiasme devient terreur… que vas-tu infliger à ce monde merveilleux où tant d’entre nous ont grandi.

Peut-être que la magie ne prend que sur les planches… mais en ce qui me concerne je préfère me convaincre que cette suite n’a jamais existée,  l’histoire ne m’incitera pas à aller vérifier.